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Salon BTP EXPO, les chantiers de Bouchaib Benhamida
Mardi, 29 Juin 2010 09:10

 

 

En marge de la 4éme édition du BTP EXPO et Forum du BTP, le Salon international du bâtiment et des travaux publics, qui se tiendra du 26 au 30 mai 2010 au Parc des expositions de l’Office des changes, son président, Bouchaïb Benhamida, nous livre dans cet entretien son point de vue sur l’état d’avancement des principaux chantiers. Sans langue de bois, ni flagornerie aucune, l’homme dont tout le monde salue le travail réalisé pour la profession, connaît très bien ses dossiers. Voici son bilan des dossiers « chauds ».

 

Où en est le nouveau texte sur les marchés publics ?

« Il est toujours à l’examen au Secrétariat général du gouvernement qui est en train de faire la synthèse des propositions retenues. Une vieille revendication semble désormais acquise, c’est la généralisation des appels d’offres. Nous vivons au quotidien la pratique des appels d’offres et les difficultés qui y sont inhérentes et pensons pouvoir apporter notre expérience au débat. On a d’abord essayé de convaincre les concernés de la nécessaire simplification des procédures. Vous savez bien que sur la base des pièces fournies, il y a plusieurs manières d’invalider une offre... A titre d’exemple, dans le prochain texte, seul l’entreprise adjudicataire devra fournir les attestations et autres pièces demandées. Aux Etats-Unis, le soumissionnaire remet un seul papier qui consiste en un engagement ! En fait, il faut dire qua la nature de notre relation avec l’administration a changé. Autrefois méfiante à notre égard, elle est maintenant convaincue de notre bonne foi, est plus coopérante et ce à notre grande satisfaction ».

 

Qu’en est-il de la délicate problématique de la commission des recours ?

« Effectivement, le problème du recours du concurrent qui s’estime lésé reste encore posé. Nous avons toujours estimé que le recours devrait être effectué auprès d’un organisme indépendant… Je pense qu’on s’y achemine et sommes en train de progresser sur les acquis du texte de 2007 déjà ! Pour le moment, l’avis de la commission de recours est consultatif, on voudrait qu’il ait force d’exécution. D’une manière générale, on est très satisfait de la manière dont on négocie avec l’administration qui est très réactive ».

 

Y a-t-il des progrès sur le nouveau CCAG ?

« C’est un texte qui ne représente pas une urgence absolue, mais doit tout de même mieux clarifier les relations entre le maître de l’ouvrage et celui qui exécute le projet. Pour nous, il est essentiel que la mouture en préparation doive établir un meilleur équilibre entre les droits et les devoirs de chacune des parties prenantes. Les modalités et conditions de révision des prix doivent être sérieusement revues afin de ne pas pénaliser les entreprises et les mettre en difficulté ».

 

Avez-vous fait des progrès dans le système de classement des entreprises ?

« Le gouvernement est enfin tombé d’accord sur la nécessité d’avoir un seul système au lieu des nombreux systèmes actuels où chaque administration défend mordicus le sien. Cela engendre des différences d’appréciation, des coûts significatifs relatifs à la gestion de ces systèmes etc. Dans ce système unique, nous veillons particulièrement aux critères de santé financière de l’entreprise, à l’amélioration de la notation de l’encadrement spécialisé et enfin à une meilleure appréciation des moyens matériels de l’entreprise. Par le passé, des entreprises qui avaient un parc d’épaves arrivaient tout de même à se faufiler. Ce ne sera plus le cas avec le nouveau système ! »


Quel bilan faites-vous du contrat-programme?

« Un bilan extrêmement positif. Nous sommes tout à fait dans l’esprit du contrat car nous avons permis au tissu entrepreneurial de se moderniser et de grandir. En quelques années, nous avons contribué à l’émergence de véritables champions nationaux capables de relever le défi de la concurrence étrangère mais aussi celle de l’export. Les entrepreneurs marocains sont capables de répondre aux grands projets africains, nous sommes en train de leur donner les moyens de le faire ».

 

Alors pour quoi un 2éme contrat-programme, si le premier est très satisfaisant ?

« C’est pour aller plus encore plus loin dans l’esprit du premier. Continuer à encourager les entreprises nationales pour qu’elles continuent de grandir, améliorer leur efficacité… Dans ce sens, il est prévu de donner des bonus aux entreprises qui se sont vu certifier mais également à celles qui respectent l’environnement… Il est également prévu de mieux contrôler les entreprises étrangères en limitant le taux de devises dans le rapatriement des bénéfices. Enfin et dans le but d’assurer la pérennité des entreprises, la FNBTP préconise des mesures fiscales appropriées afin d’encourager les sociétés de personnes à se transformer en sociétés anonymes ».

 

Mais comment appréhendez-vous les attentes des uns et des autres ?

« La FNBTP est une association qui est d’abord à l’écoute de ses membres et de ses partenaires. Nous avons lancé plusieurs études qui concernent aussi bien les attentes des administrations que l’impact des entreprises étrangères sur le secteur ou encore les ressources humaines conjointement avec l’OFPPT… ».

 

Justement, où en est le projet d’Ecole des Métiers du Bâtiment de Settat ?

« Le projet dont les constructions ont démarré avance très bien. Nous allons bientôt lancer l’appel d’offres pour l’assistance technique. Le grand chantier qui nous occupe actuellement, c’est la validation des acquis de l’expérience professionnelle. Nous avons énormément d’ouvriers qualifiés, de chef d’équipes, dans tous les corps d’état, qui connaissent parfaitement leur métier sans que cela soit reconnu par un diplôme. Vous ne pouvez pas imaginer la joie que peut avoir un ouvrier quand vous lui remettez son diplôme attestant de son savoir-faire, alors qu’il a travaillé toute sa vie sans cette reco

 

 

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