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La villa Cadet, sauvagement démolie. Les responsables doivent payer !
Mardi, 21 Septembre 2010 18:53

 




Et les destructions continuent …

La période n’a pu être choisie au hasard : les fêtes clôturant le Ramadan. En catimini, l’un des fleurons de l’architecture résidentielle de Casablanca a disparu…


Personne n’est encore capable de comprendre comment un édifice retenu sur la liste des bâtiments à inscrire comme patrimoine national architectural lors d’une commission du patrimoine du 8 janvier 2010, réunissant des représentants de la Wilaya, de l’Agence Urbaine, de l’arrondissement, du ministère de la Culture, de l’Inspection des monuments historiques à Casablanca et de l’association Casamémoire, a pu finir sous les bulldozers…Le procès-verbal officiel a été signé par l’ensemble des administrations présentes et la liste a été ensuite envoyée pour publication au Bulletin officiel… Cet intermède a apparemment profité aux intérêts de la spéculation immobilière.

La villa Cadet, située rue des Charmilles dans le quartier Oasis, rejoint donc une autre liste, bien triste, celle des échecs du dispositif national de protection des œuvres exceptionnelles et représentatives, en l’occurrence ici celles de l’architecture et de l’urbanisme du XXe siècle. La villa était l’œuvre d’Auguste Cadet, un architecte majeur qui a réalisé avec ou en association avec Edmond Brion, entre autres, le quartier des Habous, le quartier Diour Jamaâ à Rabat, la plupart des banques du Maroc, la préfecture du Mechouar au Habous. La villa était sa propre résidence, construite sur un ancien verger, avec l’attention qui était la sienne pour préserver la particularité du site, ses arbres, et l’essence de l’habitat marocain. Ce petit palais, aux multiples patios, auquel avaient été associés des artisans marocains, réunissait tous les éléments constitutifs du style néo-mauresque. L’architecte y est mort en 1956 et en avait fait don à l’Académie d’Architecture dans son testament afin d’en faire le refuge d’architectes âgés et pauvres, comme le souligne Ghislaine Meffre dans un livre récent, « Architecture du Maroc du XXe siècle ». Les dernières volontés de l’architecte n’ont apparemment pas été respectées car la maison a été vendue au privé et livrée ainsi à l’abandon et à la spéculation durant des années.

La disparition d’œuvres majeures du patrimoine de Casablanca est un phénomène trop récurrent : tout récemment, on se souvient de la triste épopée de l’hôtel Lincoln. La loi dédiée à l’intérêt général et à la conscience collective est contournée, ignorée, bafouée pour servir des intérêts particuliers.

Le propriétaire clame sa bonne foi, il n’aurait jamais été informé des mesures de protection dont faisait l’objet la villa Cadet. Alors, demande Abderrahim Kassou, président de l’association Casamémoire, comment le permis de démolir a-t-il pu être obtenu et par qui a-t-il été délivré ? L’association demande qu’une enquête administrative soit menée afin d’identifier rapidement les responsabilités et les dysfonctionnements : un tel désastre ne doit plus pouvoir se reproduire. Se pose ainsi le problème de la gouvernance sur un territoire donné, et celui des mécanismes de contrôle. Faut-il aller vers une mesure radicale comme le réclame Casamémoire, autrement dit le gel total des permis de démolir sur une zone allant de l’ancienne médina aux Habous en passant par le centre-ville jusqu’à la mise en place d’un plan de sauvegarde et de protection efficient ?

 

 

 

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