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Concours Young Arab Architects, les Marocains raflent la mise
Jeudi, 20 Septembre 2012 15:28

young-arab

 

Dans le cadre de la 13e Biennale d’architecture de Venise, l’asso- ciation d’As Architecture-Studio (CA’ASI) et l’Institut du monde arabe ont organisé cette année le concours Young Arab Archi- tects. Trois prix et douze mentions, dont une spéciale, ont été attribués. Plus de 140 architectes de 15 pays arabes avaient rendu leurs projets. Neuf Marocains ont été récompensés ! L es projets primés et mention- nés donnent des réponses inventives, poétiques et pertinentes dans la grande diversité des contextes des pays arabes. Ils sont présentés dans une exposition à la CA’ASI, mai- son commune d’AS.Architecture-Stu- dio à Venise, jusqu’au 14 octobre, puis dans une exposition élargie à l’Institut du Monde Arabe de Paris dans le cadre de son 25e anniversaire (du 15 octobre 2012 au 3 février 2013).

Les trois projets primés sont exemplaires. Ils ouvrent des perspectives.

« Volubilis Musée Archéologique », de Tarik Oualalou - Kilo Architectures

(Rabat) Ce projet intègre au site des lignes simples et rigoureuses. La matière constructive fait écho à la matière natu- relle, jouant des teintes, des opacités et des transparences.

Volubilis était un important poste romain à l’extrémité de l’empire. Il est plus tard devenu le domicile de Idris I, fondateur de la dynastie des Idrissides et chef du début de l’islamisation au Maroc et en Espagne.

Le projet se compose d’une succession de volumes de bois le long d’un mur de soutènement. Ils sont à la fois enterrés et suspendus, en relation avec le paysage.

Afin de souligner l’impact visuel spec- taculaire des ruines à l’entrée du site, le volume du musée est intégré dans la col-line, de sorte que les visiteurs ne puissent percevoir sa présence.

« Mémorial, histoire d’une ville détruite », de Chamss Doha Oulkadi (Agadir), en équipe avec Khalid Ait El Madani Le projet se développe autour des ruines de l’ancienne kasbah d’Agadir. Il n’est pas construit.

Le site de la kasbah est resté longtemps à l’abandon. Les murailles sont le seul témoignage d’Agadir Oufella (Agadir le haut). Ses ruines surplombent la nouvelle ville. La partie de la muraille coté ville a été mal restaurée, ce qui rend les fouilles archéologiques difficiles. Sur le reste du site, un projet de fouilles archéologiques en étude sera entrepris afin de révéler la structure de la kasbah.

Le mémorial sera la seule construction autorisée sur le site. Il aura un aspect symbolique fort et puissant. Il montrera au monde entier que la ville d’Agadir n’est pas née après le séisme de 1960 mais possède une histoire beaucoup plus ancienne.

Le mémorial est composé d’une géomé- trie simple, comme un refuge, un abri ouvert par moment sur la nature. Son ho- rizontalité et son inscription dans le pay- sage expriment l’humilité de l’homme face à la nature, tandis que le dépouille- ment extrême et la grande sobriété des espaces correspondent au dénuement connu dans l’architecture berbère. Le mé-morial s’inscrit dans son environnement. Il reprend l’étirement et la continuité des lignes à l’image de l’horizontalité du site. Le projet glisse entre la muraille, la suit, la souligne, la contourne. Il vient tantôt la frôler, tantôt la toucher, pour ensuite s’en détacher complètement.

La crête offre deux paysages : d’un côté la vue sur la nouvelle ville avec son port, et de l’autre coté la vue sur les montagnes.

Cette transversale entre ces deux milieux différents constitue la première ligne structurante de l’équerre. La deuxième ligne donne sur la ville et se connecte à la rampe existante nichée dans la muraille.

Dans cette volonté d’un espace continu on retrouve une exception : deux espaces labyrinthiques se suivent et rappellent la structure de la kasbah. Ces espaces enchaînent ruptures et pertes de repères. Ils font découvrir ensuite une perspective spectaculaire sur les montagnes.

Ce projet sert d’élément de transition entre le passé et le futur. Il est l’élément indispensable pour la survie de la mé- moire d’avant 1960. Le but du mémorial est de faire le lien entre les deux histoires de la ville, une manière de se confronter à la mort, mais aussi de retracer une culture oubliée. La construction de ce mémorial est également un acte militant, afin de sensibiliser les habitants à la sauvegarde du patrimoine. La ville d’Agadir, comme le Maroc tout entier, compte un patrimoine architectural impressionnant qui souffre aujourd’hui d’un manque d’entretien et de l’absence d’une véritable politique de préservation et de mise en valeur.

« Campus de l’innovation, de l’économie et du sport », de Youssef Tohme - Archi- tects & associates (Beyrouth)

Dans son projet « Campus de l’innovation, de l’économie et du sport », implanté à Beyrouth, Youssef Tohme montre com- bien la symbiose entre la tradition et la modernité peut redéfinir l’espace archi- tectural, lui donner un souffle justement empreint d’innovation.

Ce nouveau campus universitaire s’in- tègre physiquement, culturellement et historiquement dans le tissu urbain de Beyrouth. Constitué de six bâtiments distincts, l’ensemble dégage des vues diversifiées sur son contexte et ouvre sur la ville pour renforcer la connexion des étudiants à partir d’un espace dyna- mique. L’ensemble offre un panorama en hauteur, à partir des terrasses qui sur-plombent la ville.


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