Claude parent n’est plus, La fonction oblique a pris la tangente Imprimer
Mardi, 26 Avril 2016 13:56

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Au lendemain de son 93e anniversaire, samedi 28 février 2016, « l’oncle de l’architecture » Claude Parent s’est éteint. L’architecte décédé dans sa ville natale de Neuilly-sur-Seine a laissé derrière lui une carrière en dents en scie. Il avait notamment reçu le Grand Prix national d’architecture en 1979 et avait été élu membre de l’Académie des beaux-arts en 2005.


Né le 26 février dans la même ville où ses jours ont pris fin, Claude Parent a commencé par des études de mathématiques, avant d’entrer en 1936 dans l’atelier de Joël Lemaresquier aux Beaux-Arts de Toulouse. Dix ans plus tard, il revient à Paris pour effectuer des stages dans les ateliers de Le Corbusier et de Jean Trouvelot. Associé avec Ionel Schein, de 1949 à 1955, il gagnât le Premier Prix d’architecture pour le concours organisé par la revue La Maison française en 1953. Il devient ensuite rédacteur en chef de la revue L’Architecture d’aujourd’hui. Il réalise de nombreuses maisons (comme celle d’André Bloc à Antibes en 1961) et participe au groupe Espace qui défend une nouvelle synthèse des arts, dans une tendance proche de Theo van Doesburg et du néoplasticisme des années 1920. Convaincu de sa vision et passionné de dessin, Claude Parent multiplie les recherches aux limites de l’art et de l’architecture.


En effet, le « plus sympathique des architectes » n’a pas quitté la vie sans laisser d’héritage pour ce monde. Avec sa théorie de la «fonction oblique», Parent s’est fait connaître dans les années 60 par la construction de la maison d’André Bloc à Antibes, l’église Sainte-Bernadette-du-Banlay à Nevers (1963-1968), le complexe culturel de Charleville (1965). Il a été également maître d’œuvre des centres commerciaux (Sens, 1970) et des centrales nucléaires.


Ces dernières années, Claude Parent est devenu l’idole des architectes. Symbole de modernité, sympathique et généreux, ce grand homme assumait pleinement sa passion qu’il transmettait sans réserve.

 

Paru dans A+E Architecture et environnement au Maroc #8 //2016