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Interview : Moncef Ziani Président FMCI
Mardi, 18 Mars 2014 10:13

 

Que représente aujourd’hui la FMCI dans le secteur de l’ingénierie nationale ?

 

« La FMCI regroupe actuellement près de 200 sociétés d’ingénierie parmi les 600 existantes au Maroc mais il faut préciser que ces 200 adhérents à notre fédération réalisent plus de 90% du chiffre d’affaire du secteur qui est estimé à environ 2,5 Milliards de Dhs ».

 

Est ce que la FMCI est présente sur tous les aspects de l’ingénierie ?

 

« Notre fédération regroupe des sociétés d’ingénierie qui opèrent dans divers domaines dont principalement le bâtiment et les VRD, les infrastructures de transport, la grande hydraulique et l’irrigation, l’hydraulique urbaine, l’environnement ou encore les études générales et le conseil.
La FMCI est par ailleurs structurée en 7 Associations Régionales, implantées dans les principales villes du Royaume. Chacune de ces Associations est gérée par un bureau local élu dont le président fait partie de fait du bureau national de la fédération ».

 

La concurrence étrangère représente – elle un problème pour la FMCI ?

 

«Le marché de l’ingénierie au Maroc a toujours été ouvert à la concurrence internationale et l’ingénierie nationale n’a bénéficié d’aucune protection et elle ne s’en plaint pas puisque cette situation l’a amenée à se frotter ou à s’associer aux cabinets internationaux. Le résultat est largement positif puisque la part réalisée aujourd’hui par les cabinets locaux est prépondérante. Plus que cela, l’ingénierie marocaine capte 100% de la demande dans plusieurs secteurs tels que le bâtiment, les VRD, les barrages, les aménagements hydroagricoles,…


Cette « autosuffisance » pourrait être atteinte dans d’autres domaines tels que l’eau potable ou l’assainissement si ce n’était l’obligation de s’associer à des cabinets étrangers dans les projets à financement liés ».


Ceci étant, on note ces dernières années que les cabinets originaires de pays européens en crise et où la demande en ingénierie s’est effondrée, pratiquent des prix extrêmement bas. Nous ne cessons de mettre en garde les donneurs d’ordre sur ces pratiques car l’expérience a montré que ces cabinets délivrent des prestations médiocres ou abandonnent leurs clients après avoir réclamé des compléments d’honoraires».

 

Les honoraires des BET sont-ils en conformité avec les pratiques internationales ?

 

« Le niveau des honoraires dans le secteur de l’ingénierie reste globalement trop bas et ne permet pas toujours aux cabinets marocains un développement approprié de leurs activités. Ceci est dû d’une part à une offre importante qui dépasse, dans certains domaines les besoins de la demande et d’autre part au fait que les donneurs d’ordre optent trop souvent pour le moins disant ».

 

Que faut-il faire pour que ça change ?

 

« Parallèlement aux actions de sensibilisation que mènent régulièrement la FMCI vis-à-vis des investisseurs publics et privés et également des professionnels de l’ingénierie, nous avons élaboré un guide sur les honoraires de l’ingénierie et que nous avons présenté lors de la dernière journée de l’ingénierie tenue à Rabat le mois dernier.
Ce guide est un outil que nous mettons à la disposition des bureaux d’études mais également des donneurs d’ordre pour qu’ils évaluent correctement leurs budgets relatifs aux études et au suivi de leurs projets et pour qu’ils puissent disposer d’un référentiel lors du jugement des offres reçues de la part des cabinets d’études.


Pour ce qui concerne les appels d’offres publics, il faut rappeler que le nouveau décret de passation des marchés publics, en vigueur depuis janvier 2014, généralise la notion du mieux-disant et oblige les maîtres d’ouvrages à annoncer le budget de l’étude lors de la publication de l’appel d’offre. Nous insistons à la FMCI pour que ces maîtres d’ouvrages évaluent à leur juste valeur ces budgets et le guide des honoraires publié par notre fédération peut être d’une grande utilité dans ce sens ».

 

La dernière journée de l’ingénierie a traité également du développement durable. Où en est le secteur sur cette question ?

 

« La FMCI a depuis plusieurs années mis le développement durable parmi ces principales préoccupations. L’ingénierie marocaine a participé activement à l’élaboration de la charte nationale de l’environnement et du développement durable et poursuit un programme d’actions visant à renforcer la dimension développement durable dans les interventions de nos membres.
Ce programme comprend plusieurs volets : sensibilisation, ateliers de formation, propositions d’amélioration des cahiers de charge pour y intégrer les aspects environnementaux, agréments des bureaux spécialisés en environnement.


On peut citer enfin le projet du CBDD, le Carnet de Bord du Développement Durable, que nous sommes en train de finaliser en collaboration avec la Fédération Européenne de l’Ingénierie, l’EFCA, et Syntec Ingénierie de France. Le CBDD est un outil que nous avons présenté lors de la dernière journée de l’ingénierie et qui permet de suivre tous les aspects environnementaux d’un projet depuis sa conception jusqu’à sa réalisation et son exploitation ».

 

Les BET marocains commencent à prendre des marchés en Afrique. De quels atouts disposent-ils ?

 

« L’ingénierie marocaine exporte ses services depuis les années 90 et principalement en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale où elle pilote des projets d’envergure dans les domaines des autoroutes, des barrages, des ports ou encore de l’eau potable et de l’assainissement.
Le principal atout de l’ingénierie marocaine sur ces marchés n’est pas le prix de ses honoraires mais sa capacité à proposer des solutions adaptées au contexte africain et aux moyens des administrations locales ».

 

 

 

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